Caractéristiques du projet :

4, rue Claude Bonnier 33077 Bordeaux

 

Calendrier

Concours : fin 2010 – fin 2011

Permis de construire : juillet 2012

Démarrage travaux : début 2013

Date livraison : juillet 2014

Inauguration : septembre 2014

Coût : 50 m

Surface SHON : 20989 m²
Surface SHOB : 26861 m²
Surface taxable : 22693 m²
Surface de plancher : 19341 m²
Client : Mairie de Bordeaux
Maitre d’ouvrage : Urbicité
Promoteur : Cirmad
Mainteneur : Bouygues Energie Service
Prestataire : Gaz de Bordeaux
Mandataire construction : DV Construction
MOE mandataire conception : Richez Associés
et Paul Andreu architecte Paris

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La Cité Municipale de Bordeaux

 

La Cité Municipale, en tant que bâtiment, cherche à réunir les deux espaces urbains contradictoires qu’elle articule, en respectant également l’un et l’autre, et en proposant, en ce lieu de conflit entre des époques qui se sont ignorées, une cohérence nouvelle.

Le volume bas de bureaux respecte la hauteur de la ville ancienne, est aligné sur les constructions existantes et en reprend le matériau. Par ses fenêtres hautes, il évoque la modénature des façades qui l’entourent.

Le volume haut, décalé, flottant, est blanc et lisse. Avec son porte-à-faux, il court à la rencontre de Mériadeck, dont il présage peut-être une réhabilitation, il salue le bâtiment de la Caisse d’épargne. Les façades vitrées du rez-de-chaussée accueilleront le public, l’informeront. Celles du restaurant, entre les volumes de bureaux, donneront la vue sur la ville à ceux qui travaillent pour elle.

Le volume supérieur est enveloppé d'une peau en verre émaillé à micro-points blancs en face 1, installant dans le ciel de Bordeaux comme une texture abstraite, mais aussi un effet réfléchissant, un geste qui disparaît dans le ciel… La légèreté de cette peau, sa matière blanche et ses fenêtres elles aussi émaillées, qui se mélangent avec elle, participe de notre siècle ; elles prolongent ainsi celui de Mériadeck. Entre chaque fenêtre, des ailettes arrondies, aussi en verre, s’installent perpendiculairement à la façade, contribuent à l’effet abstrait de ce volume, et recherchent une vibration.

Le volume bas, quant à lui, est revêtu de vraie pierre. Ce sera une pierre de parement puisqu’elle flotte dans l’air, qu’elle ne se pose pas au sol. Mais cependant une pierre assez épaisse pour avoir plus de présence qu’un papier peint retourné en tous sens, et une pierre dont la couleur et la texture ne soient pas étrangères à la ville, qu’elle soit immédiatement ressentie par tous comme « la pierre de Bordeaux ».