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Tremplin de saut à ski de Courchevel

« Notre attention s’est portée d’abord sur le déroulement, pour les sauteurs, des grandes compétitions et des entraînements. Il nous a semblé important que les dispositions  architecturales permettent, favorisent et expriment la succession qui va de la préparation à la concentration puis au saut et enfin, en bas du sautoir, au relâchement des contraintes que s’est imposé le sauteur.

Le tremplin le plus grand se détache sur deux murs parallèles qui s'enfoncent dans le sol. L'autre est au contraire creusé dans la montagne. Il y a entre eux une relation de complémentarité : positif/négatif, masculin/féminin. La ligne du lançoir devient, comme les observatoires de Jaipur, une ligne qui part du ciel ; c'est tout.

Quand je parle de mouvement, je parle à la fois de deux choses : l'une ; matérielle, est le mouvement du regard qui parcourt l'espace ; l'autre, intellectuelle, est le mouvement par lequel l'esprit décompose l'espace en éléments constitutifs pour se le représenter.

Il s'agit d'une dualité que l'architecte ne tranche pas: il établit une géométrie des objets matériels, qui n'est pas orientée. »

Paul Andreu

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